06 janvier 2022
Les 1000 jours de prison de Julian Assange

Le journaliste australien, fondateur de WikiLeaks, dérange.
Son association a pour but de permettre aux lanceurs d’alerte de divulguer tous documents relatifs à des scandales de corruption, d’espionnage ou de violations manifestes des droits de l’homme perpétrés par des Etats, tout en protégeant leurs sources.
Assange a également dénoncé les Etats Unis comme étant à l’origine des crimes de guerre, notamment en Irak et en Afghanistan.
Les Etats Unis demandent donc son extradition aux USA, et lancent auprès du gouvernement britannique une procédure d’extradition.
Extradé aux USA, Jullian Assange risque de finir ses jours dans une prison sordide.
Le 10 décembre dernier, la justice britannique a annulé en appel le refus d’extradition de Jullian Assange.
Incarcéré depuis mille jours à la prison de haute sécurité britannique de Belmarsch, en attente du dénouement définitif des démarches juridiques américaines, Assange risque gros s’il est extradé, à savoir 175 ans de prison, mais surtout son placement dans une prison de sécurité maximale.
Même si les Etats Unis s’en défendent, le sort qui serait vraisemblablement réservé à Assange laisserait planer l’éventualité de torture.
Le Royaume Uni, qui aurait autorisé l’extradition, et les Etats Unis qui auraient placé le prisonnier en prison de sécurité maximale avec tout ce que celà sous-entend, se verraient enfreindre tous les deux une norme impérative du droit international : "l’interdiction absolue de la torture.”
Mais où sont les défenseurs de la liberté de la presse?
CH