29 novembre 2019
Les CRS filmés en train de frapper des Gilets jaunes dans un Burger King n'ont pas pu être identifiés par l'IGPN

Le 1er décembre 2018 à Paris, en marge d'une manifestation de Gilets jaunes particulièrement violente (**Acte">
29 novembre 2019

Le 1er décembre 2018 à Paris, en marge d'une manifestation de Gilets jaunes particulièrement violente (**Acte">
3**), une trentaine de manifestants et quelques journalistes s'étaient abrités dans un Burger King situé sur l'avenue Wagram, à proximité de l'Arc de Triomphe, au terme d'une journée de mobilisation marquée par de nombreux affrontements. Une douzaine de CRS, arrivés sur place peu de temps après, avaient été filmés par des journalistes en train de frapper violemment plusieurs manifestants à l'aide de matraques, alors que certains étaient même allongés au sol. Dans son rapport de fin d'enquête préliminaire, la police des polices assure ne pas être parvenue à identifier la totalité des fonctionnaires impliqués.
https://twitter.com/i/status/1070397858099146752 Entendu par les enquêteurs, le commandant de la 43e compagnie républicaine de sécurité (CRS) de Chalon-sur-Saône s'est dit incapable de reconnaître sur les images les membres de son équipe impliqués. De même pour un capitaine. L'IGPN reconnaît toutefois que des violences «qui ne semblaient pas justifiées» ont été commises dans le cadre de cette intervention, menée par la première section de la CRS 43.
Pourtant, en plus des images de vidéo-surveillance du Burger King, plusieurs vidéos ont été remises aux enquêteurs, dont une mise en ligne par le site Line Press, HZ Press et franceinfo. Sur certaines de ces images, on distingue le visage de plusieurs policiers.
L'IGPN rappelle également le contexte "insurrectionnel et de chaos inédit" de cette manifestation, où des actes de «violences extrêmes» ont été commis à l'encontre des forces de l'ordre et des «agressions coordonnées par des adversaires radicalisés». Le rapport estime enfin que les CRS ont pu «réellement et objectivement penser que les occupants de l'établissement étaient animés d'intentions malveillantes».