05 octobre 2023
Les voyages en avion d'Emmanuel Macron et sa «très forte activité présidentielle» pèsent lourdement sur les dépenses de la présidence de la République, révèle un document annexe du projet de loi de finances

Un document budgétaire lié au projet de loi de finances 2024, qui détaille les finances du palais présidentiel pour donner des perspectives de l'année à venir, révèle que la «hausse de dépenses inéluctables» et la «très forte activité présidentielle» ont creusé les dépenses de la présidence de la République, rapporte Le Figaro. Alors que le budget de 2023 était prévu à 115 millions d'euros, les prévisions ont été revues à la hausse, atteignant 127,4 millions d'euros, soit une augmentation de 12%. Cela représente un écart de 12,4 millions d'euros par rapport au budget initial.
"Pour expliquer ce déficit imprévu, l’Élysée avance deux arguments : la «hausse de dépenses inéluctables» (NDLR : noramment l'inflation), d’une part, et la «très forte activité présidentielle», d’autre part. Comme nombre d’acteurs économiques, le Château a vu sa facture d’énergie flamber de 1,1 million d’euros, de même que sa masse salariale et les prix de ses denrées alimentaires. «La présidence a vu [...] un nombre croissant de demandes de révision de prix dans le cadre de ses marchés publics», indique également le document budgétaire", peut-on lire dans les colonnes du Figaro.
"(...) Parallèlement, les voyages d’Emmanuel Macron, en particulier en avion, ont représenté une dépense importante, a précisé l’entourage du chef de l’État à Politico, alors que les frais associés - dont le carburant des appareils - ont augmenté. «L'agenda présidentiel pouvant difficilement être connu avec certitude au moment de l'élaboration des prévisions budgétaires, les dépenses de déplacement font nécessairement l'objet d'une coordination et d'une actualisation constante par l'ensemble des acteurs», ajoute le journal quotidien.
Dans son dernier rapport, paru au cours de l'été, la Cour des comptes alertait déjà sur la hausse des dépenses de la présidence de la République en 2022, soulignant l’effet des «déplacements présidentiels à l’étranger, dans un contexte d’inflation élevée», nous rappelle encore Le Figaro.