02 octobre 2019
Lubrizol : le flou derrière la fumée

Les incertitudes se multiplient autour de l’affaire Lubrizol. Mardi, la préfecture de Seine-Maritime a dévoilé l’inventaire des substances entreposées dans les bâtiments de l'usine de Rouen au moment de l'incendie. Des éléments loin de faire la lumière sur les conséquences réelles de la catastrophe.
Un inventaire qui manque de clarté
C'était la première revendication des habitants de Rouen : connaître la liste des produits qu'ils respirent depuis l'incendie de l'usine Lubrizol. Cinq jours après la catastrophe, le gouvernement a donc répondu à la requête. Ainsi, mardi en début de soirée, la préfecture de Seine-Maritime a publié sur son site internet l'ensemble des produits entreposés dans l'usine au moment de l'incendie. 5 253 tonnes de produits chimiques ont été détruits par les flammes dont plus de 60% d'"additifs multi-usages" mais aussi 13% d’améliorant de viscosité. Le reste inclut du détergent, de l’huile vierge ou encore du dispersant, tous trois aux alentours de 4%. Des termes techniques totalement incompréhensibles pour le commun des mortels.