15 avril 2020
Malgré le confinement et la crise économique, 104 parlementaires insistent pour la régularisation des immigrés clandestins

BI - Paul Molac et ses collègues immigrationnistes ont fait des émules. Ils sont désormais 104 parlementaires à demander la régularisation de tous les immigrés clandestins présents sur le territoire français, et cela même alors que le confinement est généralisé, que la crise économique qui se profile va jeter de nombreux Français hors du marché du travail, sans emploi, sans entreprise.
Et ces derniers de surfer sur la pandémie de coronavirus pour faire passer leur idéologie favorable à l’immigration, comme le montre la lettre adressée au Premier ministre :
Monsieur le Premier Ministre, dans le cadre des mesures d’urgence pour lutter contre le COVID-19 le gouvernement portugais a promulgué le samedi 28 mars différentes mesures d’ordre humanitaire, sanitaire et financier, dont la régularisation provisoire de tous les immigrés qui avaient introduit une demande afin d’obtenir les mêmes droits que les citoyens portugais pour l’accès aux soins et les aides financières. C’est une mesure de salubrité publique qui protège tous les habitants du Portugal.
Nous avons déjà alerté plusieurs fois le gouvernement sur la situation dramatique des sans-papiers et des sans-abris. La gravité de la crise sanitaire rend encore plus cruciale la prise en compte de leurs conditions de vie et de celles de leurs enfants. Nous demandons solennellement au gouvernement français de prendre les mêmes mesures que le gouvernement portugais. La catastrophe sanitaire que nous subissons nous oblige à agir avec responsabilité et sans délai, comme nos amis Portugais l’ont fait. Il en va, dans un premier temps, du devoir d’une société solidaire en temps de crise vis-à-vis de chacune et chacun, quelle que soit sa condition.
Cette régularisation permettra en outre d’améliorer la gestion de la crise sanitaire, en nous assurant que les personnes qui sont dans une situation qui ne leur permet pas d’accéder aux soins, voire qui sont hors des réseaux d’entraide, puissent être prises en charge au plus tôt en cas de maladie. Conformément à la stratégie définie par le gouvernement, nous ralentirons ainsi la diffusion du virus COVID-19 : en leur permettant de circuler sans crainte (dans les limites des déplacements dérogatoires autorisés) puisque possesseurs de documents ad ’hoc nous pourrons aussi prendre en charge au plus tôt ceux qui seraient malades et éviter un aggravement de leur santé, lequel entraînerait une hospitalisation lourde et longue encombrant de facto les hôpitaux.
Selon les recommandations de l’OMS, « les gouvernements doivent tout mettre en œuvre pour protéger les droits et la santé de chacun. La protection des droits et de la santé de tous permettra en réalité de contrôler la propagation du virus ».
En outre, dans le cadre de la continuité pédagogique mise en place par le gouvernement, cette régularisation permettrait aux enfants scolarisés de ne pas être encore davantage exclus du système scolaire. Enfin, en abordant la question des sans-papiers nous souhaitons également que soient pris en compte, par une approche adaptée à cette population, les mineurs isolés étrangers dont la responsabilité incombe aux départements.
En gras les parlementaires de Bretagne.
Les signataires :
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François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône
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Jean-Michel Clément, député de la Vienne
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Bertrand Pancher, député de la Meuse
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M’Jid El Guerrab, député des Français de l’étranger
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Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique
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Frédérique Dumas, députée des Hauts-de-Seine
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Paul Molac, député du Morbihan
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Fabien Roussel, député du Nord
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Joël Aviragnet, député Haute-Garonne
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Michel Delpon, député de Dordogne
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Hubert Julien-Laferriere, député de Lyon
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Marie-Georges Buffet, députée de Seine-Saint-Denis
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Sébastien Nadot, député de Haute-Garonne
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Michèle Victory, dèputée de l’Ardèche
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Olivier Faure, député de Seine-et-Marne
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Sonia Krimi, députée de la Manche
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Loïc Prud’homme, député de la Gironde
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Régis Juanico, député de la Loire
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Caroline Fiat, députée de la Meurthe-et-Moselle
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Jean-Paul Dufrègne, député de l’Allier
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Christine Pirès Beaune, députée du Puy-de-Dôme
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Yves Daudigny, sénateur de l’Aisne
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Didier Marie, sénateur de Seine-Maritime
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Luc Carvounas, député du Val-de-Marne
De l’autre côté de la Méditerranée, pirates, passeurs mafieux et trafiquants d’êtres humains qui ont un potentiel d’un milliard d’esclaves en réserve doivent se frotter les mains d’avoir autant d’alliés en Europe…