20 septembre 2019
Mélenchon-la-faillite (Présent)

Le procès de Mélenchon s’est ouvert jeudi devant le tribunal de Bobigny. Il lui est reproché sa résistance à une perquisition des locaux de son parti, le 16 octobre 2018. Il lui est reproché d’avoir plaqué contre un mur un magistrat, d’avoir menacé un policier. Il est reproché à Corbière de s’être opposé aux forces de l’ordre : « On ne touche pas un camarade. » Tout ceci devant les caméras de télévision, tout ceci regardé des millions de fois, en France et dans le monde. Les juges ne lui reprochent pas d’avoir glapi que sa personne était « sacrée ». Mais le film en question l’a ridiculisé à jamais. Et, sur ce plan-là, sa condamnation est définitive.
Ces perquisitions de sièges de partis, cette judiciarisation toujours accrue de la vie politique, ont quelque chose de malsain, mais le comportement de Mélenchon et de ses acolytes fut le plus terrible des ratages de communication, avec comme témoin la France entière. Quant à son système de défense devant les juges de Bobigny, il ne convainc pas. Le chef de file des « insoumis » a cherché à se victimiser, semblant ignorer que le public lui a moins reproché ses violences verbales, voire physiques, que son ego surdimensionné, son manque de sang-froid, son incapacité à avoir une réponse forte mais digne.
