24 février 2019
« Mon fils grandira un jour et deviendra un djihadiste »

Dans le désert syrien, une femme couverte de noir tout juste sortie du dernier réduit du groupe Etat islamique (EI) clame que le "califat" n'est pas fini, une autre promet de faire de son fils un futur djihadiste.
A peine descendus des bus qui ont transporté vendredi 2.000 personnes depuis l'ultime bastion de l'EI, femmes, enfants et hommes sont conduits vers un premier point de rassemblement dans le désert oriental de la province de Deir Ezzor.
La rage au coeur, le regard défiant, certaines femmes n'hésitent pas à défendre haut et fort l'EI, désormais terré dans une zone de moins d'un demi-kilomètre carré dans le village de Baghouz.
"Mon fils grandira un jour et deviendra un jihadiste", lance en turc l'une d'entre elles à une équipe de l'AFP. Un sac vert sur le dos, elle poursuit nerveusement son chemin à travers la foule.