13 décembre 2021
Nanterre : une procession catholique attaquée aux cris de “cassez-vous, kouffars”

L’affaire s’est déroulée le 8 décembre mais commence à prendre de l’ampleur. Alors qu’une procession aux flambeaux avait lieu à Nanterre pour l’Immaculée Conception, les catholiques ont été pris à partie par une dizaine de personnes.
Le 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, une procession aux flambeaux en l’honneur de la Vierge Marie se tenait à Nanterre, entre l’église Saint-Joseph et l’église Sainte-Marie-des-Fontenelles. L’itinéraire, autorisé par la préfecture, devait se dérouler sur un kilomètre.
Mais peu après 19h, alors que la procession avait avancé de quelques centaines de mètres, une dizaine d’individus menaçants s’est regroupée autour des paroissiens, les agonisant d’injures. Le diacre permanent au service de la paroisse a expliqué au Figaro que les fidèles avaient été** traités de “kouffars” (“mécréants”), et menacés : “Wallah sur le Coran je vais t’égorger”, “Ici c’est la terre d’Allah”, “Vous êtes pas chez vous”. Un des agresseurs a arraché un flambeau pour le lancer sur le groupe des catholiques. La police, qui était présente au départ de la procession, est alors revenue sur place, provoquant la fuite des agresseurs. Mais les organisateurs ont jugé plus prudent de se rendre directement à l’église Sainte-Marie sans effectuer de nouvelles stations pour prier.
Le diacre annonçait vouloir porter plainte ce lundi 13 décembre contre les agresseurs, après avoir prévenu le commissariat et la préfecture. De son côté, l’évêque de Nanterre, Monseigneur Rougé, a assuré dans un communiqué avoir “pris contact avec les autorités publiques pour que la sécurité des fidèles, légitimement inquiets, soit dès maintenant et à l'avenir pleinement assurée”. Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur** Gérald Darmanin** a déclaré son* “soutien aux catholiques de France” et condamné des “actes inadmissibles*”.
Les traditionnelles processions sont de plus en plus menacées : le 29 mai 2021 dans l’est de Paris, une procession en hommage aux religieux tués pendant la Commune avait été violemment prise à partie par des groupes d’extrême-gauche. Les paroissiens avaient alors été frappés par une vingtaine de personnes cagoulées : «Ils nous jetaient des poubelles, des bouteilles, même des barrières grillagées», témoignait une fidèle. Un homme avait été sérieusement blessé au crâne et hospitalisé. Gérald Darmanin avait alors protesté sur Twitter, soulignant : “La liberté de culte doit pouvoir s’exercer en toute sérénité dans notre pays”. Quelques mois après, la situation ne s’est guère améliorée.