30 octobre 2021
Patrick Jardin au procès de Bataclan : une haine saine qui s'assume

Alors qu'à chaque lendemain d'attentat, le slogan « ils n'auront pas ma haine » est sur la bouches de toutes les victimes et de leur famille, un père de famille, lui, depuis qu'il a perdu sa fille Nathalie, ce soir barbare et sanglant du 13 novembre 2015 au Bataclan, fait entendre une autre voix, discordante dans le concert irénique ambiant.
Ce mardi 26 octobre, appelé à témoigner à la barre, il n'a pas changé de discours. Oui, il a de la haine et il trouve cela tout à fait naturel. De la haine pour les terroristes, de la haine pour leur religion revendiquée et enfin, de la haine pour les hommes politiques français, avec en première ligne, François Hollande qui selon lui « a fait preuve de négligence quant à la sécurité des Français en donnant l’ordre d’intervenir en Syrie », et Manuel Valls, Bernard Cazeneuve ou Jean-Yves Le Drian, qui eux, ont été « incapables de justifier l’absence d’intervention des militaires de l’opération Sentinelle qui auraient pu sauver de nombreuses vies ».