29 mai 2019
Plan social à General Electric : quand la transition écologique sert d'excuse au gouvernement

Pour justifier les 1.000 suppressions d’emplois sur le site de General Electric (GE) de Belfort, Sibeth Ndiaye invoque ce mercredi 29 mai la "conjoncture" tournée vers la transition écologique. En réalité, la fusion entre Alstom et GE portait en elle-même les germes du plan social que le gouvernement feint de découvrir aujourd’hui.
La faute à pas de chance. C’est en somme l’explication avancée par Sibeth Ndiaye, invitée à s’expliquer ce mercredi 29 mai au micro de France Inter sur l’annonce de 1.000 suppressions d’emplois sur le site de General Electric (GE) de Belfort. La porte-parole du gouvernement connaît bien le dossier pour l’avoir suivi comme attachée de presse d’Emmanuel Macron à Bercy en 2014, quand s’est bouclé le rachat de la filière Energie d'Alstom par GE. Argument massue retenue par la communicante ? "Le site de Belfort est un site qui produit de la turbine à gaz. Il y a une dizaine d’années, il produisait une centaine de turbines par an. L’année dernière, un peu moins d’une trentaine. L’équilibre économique est d’une quarantaine par an. (...) Il se trouve que les turbines à gaz utilisent une énergie fossile. Dès lors que l’économie mondiale est engagée dans une transition écologique, on produit moins de turbines à gaz". Pas de bol, donc.
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