06 juillet 2023
Pour le ministre hongrois des Affaires étrangères, les évènements qui ont suivi la mort de Nahel peuvent être considérés comme une guerre civile

Les récents troubles qui ont éclaté dans les banlieues françaises ont suscité des critiques sévères de la part de dirigeants européens. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a qualifié les scènes de chaos de "guerre civile", exprimant son horreur face à la situation. D'autres leaders européens ont également condamné les dérives qui ont conduit à ces explosions de violence.
Lors d'une conférence de presse, Peter Szijjarto a déclaré :*** "Dans l'un des pays les plus puissants d'Europe, dans l'une des villes les plus célèbres du continent, des événements se sont produits au XXIe siècle qui peuvent être considérés comme une guerre civile"***. Le ministre a souligné que la Hongrie ne tolérerait pas un tel chaos sur son territoire et a exprimé sa préoccupation quant à la peur qui s'installe chez les citoyens français, qui n'osent plus sortir le soir par crainte de violences ou de voir leurs biens détruits.
Le ministre hongrois a également critiqué la politique migratoire européenne, la qualifiant d'"absolument infructueuse" et a dénoncé les discours sur le multiculturalisme et l'intégration sociale des immigrants, les considérant comme des mensonges et des contes de fées.
Le Premier ministre polonais a également exprimé des préoccupations similaires, déclarant sur Twitter qu'il ne voulait pas voir de telles scènes dans les rues polonaises. Il a appelé à mettre fin à l'immigration illégale et à placer la sécurité en priorité.
Ces critiques internationales font suite aux soulèvements qui ont secoué plusieurs villes françaises après la mort de Nahel, un adolescent de 17 ans tué par la police à Nanterre. Les émeutiers s'en sont pris à des bâtiments publics tels que des bibliothèques, des commissariats et des mairies. Le ministère français de l'Éducation a également déclaré que près de 250 écoles avaient subi des dégradations. Certains acteurs politiques français, dont Éric Zemmour, président du parti Reconquête, ont également qualifié la situation de "guerre civile" et ont critiqué l'inaction du président Emmanuel Macron, l'accusant de céder face aux émeutiers.