28 février 2019
Privatisation : le gouvernement vend les bijoux de famille

L’État entend privatiser trois entreprises tout à fait profitables, à savoir les Aéroports de Paris (ADP), Engie et Française des jeux. Ces trois sociétés rapportent chaque année entre 700 et 800 millions d’euros. Des profits considérables qui n’ont pourtant pas convaincu l’État de les conserver dans son giron. En vendant ces trois entreprises, le gouvernement entend récolter 15 milliards d’euros, dont cinq seraient alloués à la réduction de la dette. Quand on sait que celle-ci s’élève à 2 300 milliards d’euros, l’argument économique laisse songeur.
Par ailleurs, dans le cas d’ADP, la privatisation prend la forme d’une concession de 70 ans. Le cas particulier est que cette fois-ci, l’Etat va payer pour privatiser – entre 500 millions et 1 milliard d’euros, selon Médiapart – dans le but de dédommager les actionnaires minoritaires. Parmi eux, Vinci (des autoroutes) actionnaire à hauteur de 8%, par ailleurs repreneur potentiel. En résumé, Vinci, qui réalise déjà des profits considérables avec les autoroutes, va probablement être dédommagé pour qu’il achète l’aéroport. Une situation lunaire !