18 octobre 2020
Professeur tué: le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov condamne l'attentat, mais appelle la France «à ne pas provoquer les musulmans»

18 octobre 2020

Si le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a condamné l'acte terroriste particulièrement violent de vendredi 16 ocrobre, durant lequel un professeur a été décapité en pleine rue pour avoir montré une caricature de Mahomet à ses élèves, il a exhorté la France «à ne pas provoquer les musulmans».
«Cette tragédie laisse penser que la société française, quand elle parle de démocratie, la confond souvent avec la permissivité, la démonstration d'une attitude inadmissible envers les valeurs islamiques», a-t-il notamment expliqué le 17 octobre 2020 sur Telegram.
Le leader tchétchène assure également que l'islamiste Abdoullakh Anzorov «a passé presque toute sa vie en France, y ayant déménagé enfant avec ses parents, ayant grandi aux côtés des Français, communiquait, parlait et écrivait dans leur langue». «Et il était probablement conscient de ses actions, comprenant que l'Etat était sourd face aux croyants», précise-t-il encore.
«Nous condamnons cet acte terroriste et exprimons nos condoléances aux proches du défunt», affirme malgré tout Ramzan Kadyrov, qui «exhorte» toutefois la France «à ne pas provoquer les croyants, à ne pas blesser leurs sentiments religieux». ** «Ce n'est pas la première fois que les Français essaient de rejeter tous leurs problèmes sur les Tchétchènes»**, appuie-t-il également.