13 octobre 2019
Quand le conseil central islamique suisse (CCIS) organise un camp de survie réservé aux jeunes hommes, avec leçon de maniement du couteau

13 octobre 2019

Selon une information de la Tribune de Genève, un**week-end de survie** réservé aux jeunes hommes a été organisé en septembre par le conseil central islamique suisse (CCIS), durant lequel les participants ont appris notamment «la psychologie dans des situations d’urgence» et le «maniement du couteau», et ce alors qu’un recours est pendant contre son président, Nicolas Blancho, et son porte-parole, Qaasim Illi, pour propagande terroriste.
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L’annonce postée sur le site du CCIS interpelle. Selon Frédéric Esposito, politologue au Global Studies Institute, à Genève :* «Nicolas Blancho joue toujours avec les limites et essaie ensuite de s’en défendre. Mais on sort d’un attentat à l’arme blanche à Paris. Proposer ce genre d’activités quand on est en attente d’un procès pour diffusion de propagande terroriste, c’est de la pure provocation»*.
Un autre expert en sécurité, anonyme, réagit :* «C’est une manière d’approcher les jeunes pour les mettre dans un moule. Ce sont des méthodes qui ont conduit, en d’autres circonstances, à mener des gens sur des théâtres de guerre. Mais, bien sûr, le clan Blancho dira que c’est de la parano. Et il en profitera pour se poser en victime, la stratégie est connue. On a affaire à une organisation maîtresse dans l’art de marcher sur le fil du rasoir.»*
Sollicité pour des précisions sur son camp de survie – Où était-ce? Combien de personnes y ont participé? Y a-t-il un lien avec l’islam? Qui donnait le cours de couteau? Etc. –, le CCIS nous répond ainsi qu’il «n’a aucun intérêt à contribuer à un article, qui vise uniquement à le diaboliser, et avec lui l’islam et les musulmans de ce pays».
Le Conseil central islamique suisse compte comme membres à peine 1% des musulmans du pays. Si Nicolas Blancho se défend d’avoir contribué à la radicalisation de qui que ce soit, son association a eu des liens troubles. Deux jeunes Biennoises parties en 2014 dans des zones contrôlées par l’État islamique étaient par exemple proches du CCIS. Pour rappel : Nicolas Andrev Blancho est le Président de l'Association du Conseil central Islamique Suisse. Il est membre du comité de l'«association Faîtière Communauté Culturelle des Musulmans de Bienne» et il enseigne, entre autres, dans la mosquée Ar-Rahman de Bienne en Suisse.
Source :Tribune de Genève / 24heures.ch