12 avril 2019
Quel avenir pour le fondateur de WikiLeaks Julian Assange?

Après avoir passé plus de 6 ans enfermé dans l'ambassade d'Equateur à Londres, le fondateur de Wikileaks a été arrêté jeudi suite la révocation de son asile politique. Une décision qui pourrait coûter très cher au lanceur d'alerte australien.
Six ans, neuf mois et vingt-deux jours ...c’est le temps que Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a passé entre les murs de l’ambassade d’Equateur à Londres. Une prison diplomatique qui a pris fin jeudi après son arrestation par la police britannique suite à la révocation de son asile politique. En effet, Julian Assange a fait les frais du changement de position de ses hôtes à son égard. Accusé de viol et d'agression sexuelle en Suède, il s'était réfugié dans l’ambassade de l’Équateur à Londres pour éviter une extradition vers le pays scandinave mais ses relations avec l’Equateur étaient exécrables depuis des mois. À l'origine de ces tensions, le nouveau président Lenin Moreno, élu en 2017. Le nouveau pouvoir en place à Quito avait laissé planer le doute sur le sort du reclus accusant Wikileaks d'avoir fait fuiter des informations sur la vie privée du président équatorien.
Cependant, cette accusation apparaît comme un prétexte alors que le nouveau pouvoir de Quito est sensible aux pressions de la Maison-Blanche. Car c'est bien de ce côté que se situe la principale menace pour Julian Assange. En effet, au-delà des accusations de viol venant de Suède, le fondateur de Wikileaks est surtout devenu l'ennemi public numéro 1 de l'Oncle Sam. En cause : la mise en ligne des documents de l’armée américaine classés secret défense. Il révèle notamment les bavures commises par les forces américaines en Afghanistan ou en Irak, puis, dans un second temps, des courriels piratés de Hillary Clinton durant la campagne électorale.
Ainsi, J. Assange est directement sous la menace d'une extradition vers les Etats-Unis pour association de malfaiteurs en vue de commettre un piratage informatique. Une accusation passible de cinq de prison mais qui ne pourrait constituer que la face émergée de l'iceberg. En effet, le système américain permet d’inculper par la suite un suspect de charges plus lourdes et les avocats de M. Assange craignent qu'il puisse être poursuivi pour espionnage et donc risquer... la peine de mort.
(...) ce sujet sera abordé lors du JT de TV Libertés de ce soir.