12 septembre 2019
Richard Ferrand s’accroche à son perchoir !

Richard Ferrand va-t-il vivre la même dégringolade que son prédécesseur François de Rugy ? L’actuel président de l’Assemblée Nationale a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi pour "prise illégale d’intérêts" dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. En dépit de la présomption d’innocence et de la séparation des pouvoirs, l’exécutif et l’ensemble de la classe politique va voir son image encore un peu plus écornée.
Le président de l’Assemblée nationale mis en examen !
Le 4ème homme de l’Etat, en terme de préséance, a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi pour "prise illégale d’intérêts" dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. Trois juges d’instruction ont ainsi entendu Richard Ferrand dans pour un interrogatoire de première comparution au tribunal de Grande Instance de Lille.
Une mise en cause de l’individu qui n’a pas valeur de culpabilité mais qui écorne sérieusement l’image du personnel politique du monde d’après d’Emmanuel Macron fait de Homard au frais du contribuable, de chauffeur de taxi mordu et de récupération d’apparatchik plus ou moins mouillés dans de vilaines affaires.
Des faits qui remontent à 2011
L’affaire des Mutuelles de Bretagne avait déjà conduit ce fidèle du président à démissionner de son poste de ministre de la cohésion des territoires en 2017… une éviction qui ne l’avait finalement pas empêché de revenir sur le devant de la scène politique comme si de rien n’était... pour résumer très sommairement l’affaire en question, Richard Ferrand est impliqué dans des opérations immobilières contestables et impliquant sa compagne… des faits qui remontent à 2011 alors que l’individu était directeur général des mutuelles de Bretagne.
Une affaire qui arrive à point nommé alors que deux autres personnalités ont été entendues le même jour par la police judiciaire : les centristes François Bayrou et Marielle de Sarnez, deux individus du monde d’avant ayant rejoins celui d’après avec Emmanuel Macron.
Richard Ferrand ne veut pas démissionner
Richard Ferrand, de son côté, tient bon et affirme qu’il ne démissionnera pas… reste que les pressions, médiatiques notamment, pourraient avoir raison de sa détermination.
La communication du gouvernement s’est de son côté cachée derrière la séparation des pouvoirs… une séparation à la base de l’édifice constitutionnel français mais bien souvent méprisé par les personnes aux manettes des institutions du pays.
Reste également la présomption d’innocence, principe également à géométrie variable et derrière lequel l’exécutif pourra se cacher au moins un temps.
L’affaire Ferrand, elle, pourrait prendre de l’ampleur… la confiance des Français dans la majorité et plus généralement dans l’ensemble de la classe politique, tous partis politiques confondus, devrait encore s’affaiblir… difficile de s’en étonner.
Ce sujet sera abordé lors du JT de TV Libertés de ce soir.