03 octobre 2019
Rouen : 156 personnes ont été admises aux urgences pour des symptômes potentiellement liés l’incendie de l'usine Lubrizol

156 personnes ont été admises aux urgences à Rouen en présentant des symptômes qui pourraient être liés à l'incendie de l'usine Lubrizol. Si les autorités tentent de rassurer la population, elles admettent n'avoir aucune certitude sur la dangerosité des produits rejetés dans les fumées. Une semaine après la catastrophe qui a ravagé l'usine classée Seveso, et détruit 5.000 tonnes de produits chimiques, l’évaluation de l'impact réel des particules rejetées sur la santé des riverains reste problématique alors que les premiers cas de personnes hospitalisées ont été révélés.
Selon les chiffres évoqués par BFMTV, les autorités sanitaires ont recensé 156 personnes s’étant rendues aux urgences, dont 35 enfants. D’après le CHU de Rouen, cette afflux représente entre 15 et 20 individus par jour se présentant pour des nausées, des vertiges ou encore des difficultés respiratoires. Six hospitalisations pour des patients victimes de maladies respiratoires déjà diagnostiquées ont eu lieu.
Mardi 2 octobre, le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a confirmé les difficultés rencontrées par les autorités dans cette affaire : «En réalité, aujourd'hui, personne ne sait exactement ce que donnent ces produits mélangés lorsqu'ils brûlent. C'est la demande que nous allons faire à l'Ineris, qui est l'agence chargée de l'évaluation des risques industriels […] Cette pollution qui est réelle, pour l'instant elle n'entraîne pas de risques pour la santé, avec ce que nous connaissons aujourd'hui». «l’Etat aujourd’hui ne peut répondre à [la] question [de la toxicité de la fumée]».