08 février 2020
Scandales sexuels: le patron du patinage français Didier Gailhaguet annonce sa démission (Vidéo)

Le président de la fédération française des sports de glace (FFSG) Didier Gailhaguet a annoncé le 7 février sa démission «par souci d'apaisement» en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage français.
*«Dans le souci de pur apaisement, j'ai pris avec philosophie, avec dignité mais sans amertume aucune devant son injustice, la tête haute, la sage décision de démissionner de mon poste»*, a-t-il déclaré devant la presse à l'issue d'un conseil fédéral de sa fédération, à Paris. «Devant la dictature ministérielle et la menace un peu honteuse d'un retrait de l'agrément, pas un seul instant il ne m'est venu à l'idée de pouvoir être un frein à ma fédération que j'ai reconstruite patiemment depuis près de 15 ans», a-t-il ajouté. «Il est temps devant l'onde de choc de passer à une autre séquence, celle de l'apaisement».
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Scandales sexuels dans le patinage: plusieurs sportives brisent la glace
Une nouvelle affaire de harcèlement sexuel entache le sport français. Et cette fois-ci c’est du côté du patinage… comme toujours? c’est une séquence de grand déballage qui est débute sans que tous les responsables soient montrés du doigt.
Après l’affaire Matzneff, le grand déballage se poursuit… mais cette fois dans le milieu du sport. En cause : une enquête publiée fin janvier par le journal L’Equipe sur les violences sexuelles dans les années 70 et 80 dans le milieu du patinage artistique ainsi que dans la natation. De nombreux témoignages de sportives étayaient le propos parmi lesquelles celui d’Hélène Godard, ancienne espoir du patinage français avec son entraîneur de l’époque, Gilles Beyer, qui aurait eu deux relations sexuelles avec elle alors qu’elle n’avait que 14 puis 15 ans.
24 heures après publication de cette enquête sortait en librairie le livre témoignage d’une ancienne championne du patin à glace de nationalité française, Sarah Abitbol, qui met en cause le même entraîneur. Elle affirme ainsi avoir été violée alors qu’elle n’avait que 15 ans.
Gilles Beyer se trouve par ailleurs être un proche du président de la fédération des sports de glace, Didier Gailhaguet, qui refuse de démissionner comme lui a demandé le ministre des sports, Roxana Maracineanu. Une attitude qui a suscité de vives critiques mais qui peut se comprendre car si ce personnage n’a rien à se reprocher, une démission reviendrait à un aveu de culpabilité. Le problème dans son cas semble être le nombre important de personnalités de ce sport qui affirment qu’il était au courant… cependant, il serait bon de souligner que ces mêmes personnes n’étaient pas non plus parties en guerre pour dénoncer le potentiel prédateur sexuel et celui qui l’aurait couvert.
Une fois de plus dans ces affaires glauques, la chasse aux sorcières n’est pas forcément une mauvaise chose mais des bonnes questions ne sont pas posées : en premier lieu ceux qui disent que « tout le monde savait », ne pouvaient-ils pas agir ? Quelle est la responsabilité des parents qui abandonnent leurs enfants à des éducateurs bénéficiant d’une vilaine réputation ? Quelle responsabilité pour la classe politique et médiatique qui, comme dans le cas de Matzneff a longtemps couvert des agissements à caractère pédocriminel ? On pense notamment au journal Libération qui a hébergé un journaliste pédocriminel en son sein, et dont ses collègues connaissaient les pratiques… une presse qui donne aujourd’hui des leçons de morale sur les violences faites aux femmes… mais qui hier employait des violeurs d’enfants (...)Lire la suite