14 septembre 2022
Ségolène Royal, persona non grata sur BFM TV. Marc Olivier Fogiel ne veut plus d’elle comme chroniqueuse sur sa chaîne

Le visage et la voix de Ségolène Royal avaient trouvé, à la rentrée médiatique, une forme de nouvelle vie. L’ex-candidate du PS aux élections présidentielles figurait parmi les nouvelles recrues de BFM TV en qualité de chroniqueuse. Mme Royal n’aura pas eu la chance d’officier bien longtemps à son nouveau poste puisque Olivier Fogiel, directeur général de BFM TV depuis 2019, a annoncé couper court à leur relation professionnelle. “Le lien de confiance a été rompu” a déclaré Fogiel en réaction aux propos de Ségolène Royal en début de mois sur le plateau de BFM.
S. Royal avait notamment fustigé “la propagande de guerre par la peur” du régime ukrainien qui, selon elle, instrumentaliserait à outrance les horreurs de la guerre pour interrompre les processus de paix. Ces propos ont valu à l’ex-candidate une véritable cabale médiatique et force est de constater que ses différentes sorties sur l’Ukraine ne lui ont pas fait beaucoup d’amis dans le PAF. Interrogé à ce sujet, Marc Olivier Fogiel a déploré le fait que Ségolène Royal n’ait pas accepté de revenir sur ses propos à l’antenne et de s’en “excuser”. “On lui a demandé de venir s’en expliquer, de se justifier, [...] elle s’était engagée à revenir et finalement elle ne l’a pas fait” a-t-il rappelé sur le plateau de “C Médiatique” sur France 5.
Ségolène Royal aurait, selon les dires de Fogiel, “planté le rendez-vous dans lequel elle était censée venir s’expliquer” ce qui aurait rompu ce fameux lien de confiance entre la chaîne et la chroniqueuse en herbe. De son côté, Ségolène Royal n’en est pas restée là et a tout de suite renvoyé la balle à son ancien et récent patron : “Ainsi donc je suis censurée de BFM TV pour avoir dit des vérités interdites et, crime encore plus grave, avoir accepté une autre chaîne TV pour en parler. Autoritarisme bizarre pour tout média censé respecter la liberté d’expression et d’opinion.”
Peut-être que cette affaire en restera là. Ce qui semble certain, c’est que Marc Olivier Fogiel aura désormais beaucoup de mal à convaincre une partie de ses spectateurs que ses choix - ou plutôt ses renvois - de chroniqueurs ne sont pas politiques ou idéologiques.