26 avril 2019
Sri Lanka: le fantôme du chef jihadiste Zahran Hashim hante sa ville

Des années avant que l'extrémiste Zahran Hashim ne devienne le visage des attentats jihadistes de Pâques au Sri Lanka, l'homme suscitait déjà l'inquiétude dans sa paisible ville côtière de Kattankudy.
Le chef du groupe islamiste National Thowheeth Jama'ath (NTJ), mouvement jihadiste local accusé par Colombo d'avoir perpétré les attentats qui ont visé des églises et des hôtels de luxe, faisait partie des kamikazes qui se sont fait exploser dimanche matin en causant un carnage.
Zahran Hashim est mort en menant l'attaque suicide contre l'hôtel Shangri-La de la capitale Colombo avec un second kamikaze, a annoncé vendredi le président Maithripala Sirisena. Il était âgé d'une quarantaine d'années et originaire de la région orientale de Batticaloa, ville toute proche de Kattankudy où l'un des kamikazes a frappé dimanche une église évangélique en pleine messe de Pâques.
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À Kattankudy, localité à majorité musulmane, des forces de sécurité lourdement armées sont déployées devant la mosquée principale, dont les responsables religieux disent avoir donné l'alarme à propos d'Hashim voilà des années.
Le premier signe est venu de son expulsion de l'école coranique, à l'adolescence. "C'était la première fois qu'un étudiant était expulsé pour son intégrisme", se remémore Mohammed Buhary Mohammed Fahim, aujourd'hui l'un des responsables du séminaire Jamiathul Falah, qui était à l'époque élève quelques classes en dessous de Zahran Hashim.