02 janvier 2019
Tension entre la Somalie et l'ONU

La Somalie a ordonné à Nicholas Haysom, un représentant spécial du général de l'ONU, de quitter le pays.
Le fonctionnaire de l'ONU est accusé d'ingérence dans la souveraineté nationale, il a été déclaré "persona non-grata".
Le ministère des Affaires étrangères somalien a affirmé mardi que l'envoyé de l'ONU en Somalie n'était "pas nécessaire" et ne pouvait pas "travailler dans le pays".
N. Haysom avait envoyé une lettre datée du 30 décembre au ministre de la Sécurité intérieure exprimant sa préoccupation au sujet d'une "l'implication présumée des forces de sécurité somaliennes soutenues par l'ONU dans l'arrestation de Mukhtar Robow le 13 décembre, la mort de 15 civils...les 13, 14 et 15 décembre...et l'arrestation de quelque 300 personnes participant aux manifestations les 13, 14 et 15 décembre ".
M. Robow, l'individu mentionné dans la lettre, est un ancien membre du groupe armé al-Shabab dont la candidature pour devenir un leader régional dans le pays lors des élections du mois dernier a été bloquée.
Le ministère de la Sécurité intérieure a déclaré que Mukhtar Robow avait été arrêté parce qu'on le soupçonnait d'avoir ramené des combattants et des armes dans la ville méridionale de Baidoa, la capitale de la région du Sud-Ouest où il se présente à la présidence.
Son arrestation a déclenché de violents affrontements entre miliciens fidèles à M. Robow et les forces somaliennes.
Il n'y a pas eu de commentaire immédiat de la part de la mission de l'ONU dans le pays.
Cette décision intervient quelques heures après l'attaque du complexe de l'ONU à Mogadiscio, la capitale somalienne. Sept mortiers ont atterri à l'intérieur du complexe, ce qui a blessé deux membres du personnel de l'ONU et un entrepreneur. Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio António Guterres, a fermement condamné l'attaque et exhorté les autorités somaliennes à "enquêter sur l'attaque et à traduire les responsables en justice".