05 octobre 2019
Tuerie de la Préfecture de police : le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête après de nombreux signes de radicalisation du tueur

Le parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'enquête ouverte à la suite de l'attaque au couteau qui a été perpétrée jeudi à la préfecture de Paris, qui a fait cinq morts dans les rangs du personnel de police, dont l'agresseur, et un blessé. Plusieurs personnes appartenant à la mouvance salafiste ont été identifiées dans son entourage.
Des liens avec le terrorisme
L'enquête sur l'agent administratif meurtrier de la préfecture de police, menée jusqu'ici par le parquet de Paris, a été reprise sous les qualifications d'"assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".
L'analyse de son téléphone révèle des signes de radicalisation
Selon une source proche du dossier, reprise par Le Parisien, Mickaël Harpon avait acheté son couteau en céramique le matin même du drame, et évoqué cette acquisition dans un SMS destiné à son épouse avant de passer à l'acte... ce à quoi cette dernière aurait répondu : "Seul Dieu te jugera, Allahou akbar (source)". Au moins l'une des victimes aurait été égorgée. L'auteur des faits a, contrairement à ce qu'affirmait le Premier ministre à l'issue de l'attaque, fait l'objet d'un "signalement" après l'attentat contre Charlie hebdo commis en janvier 2015. Il avait alors déclaré :** « C'est bien fait ! »**. Le 30 août de la même année, Harpon relayait sur Facebook un article affirmant que « la France est classée en tête des pays les plus islamophobes d'Europe ».
Il aurait crié "Allah Akbar" la nuit précédente
Selon le témoignage d'un voisin du tueur, qui est policier, Mickaël Harpon aurait hurlé « Allah Akbar » à deux reprises vers 3 ou 4 heures du matin, dans la nuit qui a précédé l’attaque. « Cette voix provenait de l’appartement de Mickaël Harpon (…) C’est après l’attaque de la préfecture, jeudi à la mi-journée, que j'ai fait le lien avec ce qui s’était produit dans la nuit », explique le policier au .