01 mai 2019
Un 1er mai en forme de chaos ?

Alors que la France connaît des manifestations chaque samedi depuis 25 semaines, le 1er mai millésime 2019 pourrait s’avérer extrêmement violent notamment à Paris où les blacks blocs prévoient de mettre le feu !
Le 1er mai, sa fête du travail, son muguet et ses cocktails Molotov !
Après cinq mois de manifestations des Gilets Jaunes, c’est au tour des syndicats et de l’extrême gauche de prendre la rue pour la traditionnelle fête du travail. Et pour l’édition 2019, tous les voyants sont au rouge pour l’exécutif. Après les timides annonces présidentielles pour répondre à 24 semaines de manifestations, la mobilisation du premier mai pourrait bien offrir un spectacle de chaos urbain dans la capitale.
Une manifestation qui sera suivie de près par l’exécutif, une véritable épreuve du feu pour Christophe Castaner alors que les autorités publiques se sont illustrées depuis plusieurs semaines par une répression démesurée contre les manifestants lambda et un certain laxisme contre les éléments d’extrême gauche.
C’est aussi une première pour le nouveau préfet de police Michel Delpuech… en cas de fiasco on imagine mal le ministre de l’Intérieur le débarquer, après l’éviction de son prédécesseur il y a seulement quelques semaines, la manœuvre serait du plus mauvais effet et montrerait l’incapacité gouvernementale à s’entourer de personnes compétentes.
Et puisqu’il s’agit d’incompétence en matière de ressources humaines, le 1er mai 2019 sera aussi le premier anniversaire des violences perpétrées par Alexandre Benalla, proche du président, qui s’était illustré par des actes de violences… une violence qui s’était portée contre des éléments isolés et pas franchement dangereux.
Gilets jaunes, CGT, black blocs présents ce 1er mai
Pour ce 1er mai, trois forces de contestation seront à observer : tout d’abord les Gilets Jaunes, leur présence ne fait pas de doute mais difficile de savoir dans quelle proportion ils garniront les cortèges… ensuite, les syndicats, le 1er mai, en France, c’est un peu leur fête d’école de fin d’année. Complètement démobilisés depuis le quinquennat socialiste de François Hollande, ils n’ont pas su se refaire la cerise avec la présidence Macron… ce dernier ayant habilement su se mettre la CFDT dans la poche à la faveur de son réseau… accentuant un peu plus la division syndicale entre centrales de collaboration et des centrales de contestation comme la CGT qui souffre de ses cadres corrompus et de son incapacité à rassembler.
La CGT manifestera dans la capitale avec une partie de FO, la FSU ou encore l’UNEF et veillera à éviter de se faire déborder par les blacks bloc. Le secrétaire général de FO a choisi pour sa part de mener une partie de ses troupes à Marseille… probablement pour éviter le chaos parisien. La CFDT, elle, ne participe pas officiellement à ces cortèges.
Troisième force en présence et pas des moindres : les black bloc, plus qu’une organisation structurée, ils constituent un mode opératoire de l’extrême gauche anarchiste, antifasciste et libertaire notamment avec pour moyen d’expression principale la violence, contre les personnes, les commerces et le mobilier urbain.
Pour le premier mai 2018, ces groupes s’était largement illustré brûlant notamment une enseigne de restauration rapide.
Voilà un petit aperçu de ce à quoi pourrait ressembler Paris aujourd'hui… d’autant plus que sur les réseaux sociaux, les appels à faire de Paris la capitale de l’émeute sont légions… une tâche pour laquelle l’extrême gauche française devrait se voir renforcer par des groupuscules analogues d’autres pays européens, allemands notamment mais aussi italiens et espagnols.
Les black Bloc, selon leur habitude, devraient s’intégrer aux cortèges syndicaux et profité du nombre pour lancer des offensives. Le parcours de la CGT passera d’ailleurs devant le restaurant La Rotonde où Emmanuel Macron avait fêté sa victoire… une adresse qui pourrait faire les frais de ces activistes.
Le cortège s’approchera aussi de la place de la Contrescarpe où Alexandre Benalla avait agressé des manifestant, un lieu où les Gilets Jaunes entendent marquer le coup et où ceux-ci pourraient être dépassés par les black bloc.
Des affrontements entre services d’ordre syndicaux, Black blocs et Gilets Jaunes ne sont d’ailleurs pas à écarter tant les partis en présence reflètent des expressions idéologiques et de méthode différentes…
Vous l’aurez compris le premier mai 2019 s’annonce comme une journée de chaos… chaos auquel face auquel le gouvernement montrera une nouvelle fois son incompétence. Un chaos qui sera à la fois jaune, rouge et noir… autant de couleurs symbolisant la diversité des oppositions qui font face au président Macron et à ses équipes.