04 janvier 2020
Un psychologue l’affirme : « Aucune certitude que les islamistes changent y compris après la prison ou les programmes de « déradicalisation »

Breizh Info - Nos sociétés occidentales sont parfois gouvernées par des Bisounours, qui pensent que les démocraties libérales, que « l’esprit républicain », ou que l’idéologie de la société de consommation peuvent venir à bout, notamment d’idéologies et de doctrines religieuses parfois bien plus vieilles qu’elles.
C’est le cas avec les fameux et coûteux « programmes de déradicalisation » lancées en Europe de l’Ouest (ils n’existent pas en Hongrie ou en Pologne par exemple, ces pays n’ayant pas enfanté ni fourni de la matière islamiste à l’Etat islamique…), qui rendent sceptiques jusqu’à des personnels et des médecins qui s’en occupent, comme le rapporte cet article de la BBC traduit en Français ci-dessous
Le psychologue à l’origine du principal programme britannique de déradicalisation des terroristes affirme qu’on ne peut jamais être certain que les assaillants aient été « guéris ».
Christopher Dean a déclaré à la BBC que certains délinquants islamistes qui participent à son programme Healthy Identity Intervention (HII) semblent régresser en raison de la complexité unique de leur identité. M. Dean a pris la parole après que Usman Khan, participant à la HII, ait poignardé deux personnes à mort sur le pont de Londres le 29 novembre. Il a été emprisonné il y a huit ans pour avoir planifié la mise en place d’un camp d’entraînement au terrorisme – mais il semblait être en train de se réhabiliter au moment de sa libération en décembre 2018.
Dans le cadre du programme HII, le délinquant assiste à des séances répétées avec un psychologue qui l’encourage à parler de ses motivations, de ses croyances, de son identité et de ses relations avec les autres extrémistes et le reste de la société.
L’objectif, selon le psychologue judiciaire M. Dean, est de trouver des moyens d’amener le délinquant à réfléchir profondément à ce qu’il attend vraiment de la vie – et cela peut l’amener à abandonner l’extrémisme et la violence.
S’exprimant dans le cadre de l’émission Today de la BBC Radio Four lors de sa première interview, M. Dean a déclaré que le travail était complexe : *« Nous demandons à ces gens de réexaminer les engagements pris dans leur vie… pourquoi ils ont pu adhérer à une cause particulière et soutenir la violence au nom de cette cause. *On ne peut pas forcer les gens à faire ça. Il ne s’agit pas de dire à quelqu’un que vous devez être comme ci, ou que vous devez être comme ça. Le comportement humain ne fonctionne pas comme ça. ** Je pense qu’il faut faire très attention à ne jamais dire que quelqu’un ne présente plus de risque de commettre un attentat. Je ne pense pas qu’on puisse jamais en être sûr. »