14 mars 2019
Un syndicat de gynécologues appelle à une "grève de l'IVG"

Dans un message adressé à ses adhérents, le Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France? (Syngof) a appelé à "être prêts à arrêter la pratique des IVG".
Que demande le syndicat ? en réalité, son objectif n'est**pas de lutter contre l'avortement**, mais de faire du bruit pour demander une meilleure couverture des risques liés à la pratique gynécologique. *« une quinzaine de gynécologues n’ont pas de couverture pour la part de leur condamnation (dans le cadre de sinistres graves liés à la pratique de leur profession ndlr) qui dépasse le plafond ». Parfois « les sommes peuvent atteindre des 10 -12 millions d’euros », affirme l'ex président du syndicat Jean Marty. Et « alors que le ministère nous avait promis de régler le problème avec la loi de santé, il nous a annoncé que celui-ci serait traité à la fin de l’année », *précise-t-il encore.
Toutefois, alors qu'il était invité sur TMC, l'actuel président du Syngof Bertrand de Rochambeau avait déclaré : "Nous, nous ne sommes pas là pour retirer des vies".
Ce à quoi la journaliste interloquée avait répondu qu'un avortement "n'est pas un homicide au sens juridique du terme". Et le gynécologue de lui rétorquer sans ambiguïté : "Si madame".
De son côté, le ministre de la Santé Agnès Buzyn a qualifié la situation de "prise en otage des femmes".