05 juin 2019
Une pétition pour "Négocier un nouveau statut pour le Kosovo"

Le Collectif pour la Paix au Kosovo a lancé une pétition pour négocier un nouveau statut pour le Kosovo. (Lien vers la pétition). Face à l’urgence de la situation sécuritaire dans le sud-est de l’Europe, les signataires suivants demandent la création d’un groupe parlementaire pour discuter du statut du Kosovo, suivi de l’ouverture d'un débat à l’Assemblée nationale. Ils demandent également à ce que le Gouvernement de la République Française, à l'instar d'autres États qui viennent de le faire, revienne solennellement sur sa décision de reconnaissance de l'indépendance de la "République du Kosovo".
https://www.facebook.com/Collectif.Paix.au.Kosovo/videos/353579211848227/
Le Kosovo représente le coeur de la civilisation serbe, car c’est dans cette région que se sont développés les fondements de l’État serbe. C’est au Kosovo que furent érigés, aux XIII° et XIV° siècles, ces joyaux de culture et de spiritualité orthodoxe que sont les monastères, gardiens précieux des écritures, de l’art médiéval et de la mémoire historique du peuple serbe. Quatre de ces monastères sont classés au patrimoine mondial de l’humanité et inscrits par l’UNESCO sur la liste des monuments en danger.
La résolution 1244 des Nations-Unies adoptée par le Conseil de Sécurité le 10 juin 1999 réaffirme l'engagement de tous les États membres de l’ONU pour:
- la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République Fédérale de Yougoslavie et des autres États de la région,
- une autonomie essentielle et une auto-administration significative pour le Kosovo,
- le droit au retour pour tous les réfugiés et déplacés.
Malgré la présence d'une armée internationale d'interposition (KFOR), les forces terroristes de l’ UCK sont parvenues à expulser du Kosovo presque toutes les minorités non Albanaises, c’est-à-dire près de 20% des habitants actuels : cela concerne 240.000 individus, de nationalité serbe, monténégrine, turque, rom, hébraïque, égyptienne, gorani , croate et même albanaise. Plus de 150 églises et monastères orthodoxes ont été détruits, une perte patrimoniale non seulement pour la culture serbe mais pour toute la chrétienté. La majorité des 135 000 Serbes et 15 000 Roms vivent au Kosovo dans de véritables ghettos, au coeur de l’Europe, subissant un véritable apartheid culturel imposé par les autorités auto-proclamées de Priština.
Depuis la déclaration d'indépendance unilatérale du 17 février 2008, la province du Kosovo n'est reconnue que par 105 pays, ce qui ne permet pas d’atteindre les 2/3 des voix à l’Assemblée générale de l’ONU. Plus de la moitié de la population mondiale rejette l’existence de cet État, car les grandes nations émergentes le refusent (Chine, Russie, Inde), ainsi que les principales nations musulmanes (Indonésie, Pakistan, Iran, Algérie, Maroc...).
Au sein même de l’Union européenne la question divise car l’Espagne, Chypre, la Slovaquie, la Roumanie et la Grèce ne reconnaissent pas cette indépendance. La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par la France, souligne les incohérences de la diplomatie française qui a défendu, à juste titre, le principe de souveraineté territoriale en Espagne ou en Ukraine, mais pas en Serbie.
Au regard de la situation extrêmement précaire au Kosovo, où les minorités ethniques et religieuses sont victimes de persécutions quotidiennes et sur le territoire duquel les réseaux mafieux et terroristes règnent en maîtres, cette décision politique du gouvernement français nous interpelle.
À ce jour, les autorités auto-proclamées de Priština ne sont parvenues à entrer dans aucune instance internationale d’envergure. Des organisations notables comme l’UNESCO ou Interpol ont refusé sa candidature, craignant l’entrée d’un État-failli qui ne contrôle plus son territoire