12 mars 2019
Viktor Orbán évoque un possible avenir du Fidesz en dehors du PPE

Pour la première fois, Viktor Orbán évoque un possible avenir du Fidesz en dehors du PPE. La rupture Fidesz-PPE est-elle encore évitable ?
Le Visegrád Post a déjà relaté la campagne du gouvernement hongrois contre Jean-Claude Juncker et George Soros, qui a mis le feu aux poudres au sein du PPE.
L’exclusion du Fidesz du PPE a été demandée par une douzaine de membres du PPE, sur la soixantaine de partis qui le composent.
Manfred Weber, candidat du PPE pour succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, a émis un ultimatum en trois points au Fidesz :
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cesser immédiatement et définitivement les campagnes anti-Bruxelles,
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présenter des excuses auprès des membres du PPE,
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assurer la continuité du fonctionnement de la Central European University financée par George Soros.
Le troisième point semble sans objet : la CEU n’est pas empêchée de poursuivre son fonctionnement en tant qu’université. La Hongrie a simplement fait cesser un privilège exorbitant dont bénéficiait la CEU en ayant la possibilité de donner des diplômes américains à ses étudiants alors qu’elle ne dispose pas de base universitaire aux États-Unis. La loi tant commentée dans le monde entier ne fait que contraindre la CEU aux mêmes exigences que toutes les autres universités. N’en déplaise aux détracteurs du Premier ministre hongrois.
Quant aux deux premiers points, il semble difficile pour Viktor Orbán, qui est en confrontation avec Bruxelles depuis 8 ans et la mise en place de la nouvelle Constitution hongroise, de reculer.
Le vote sur l’éventuelle exclusion du Fidesz du PPE aura lieu le 20 mars. Il est encore difficile de déterminer l’issue du vote. Toutefois, l’affaiblissement du PPE semble désormais certain :
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soit le Fidesz est exclu, et ce sont la douzaine d’élus du Fidesz qui sont perdus pour le PPE (ultérieurement, d’autres partis proches du Fidesz comme le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi, mais aussi les élus minoritaires hongrois de Roumanie ou de Slovaquie pourraient suivre),
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soit le Fidesz n’est pas exclu, et plusieurs partis pourraient quitter le PPE.
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