12 mai 2019
Yémen : la Belgique pourrait suspendre ses ventes d'armes à l'Arabie Saoudite

Alors que la France assume ses ventes militaires au royaume saoudien, la Belgique est prête à suspendre ses ventes d'armes royaume saoudien si elles sont utilisées dans des conflits dans d'autres pays, ont annoncé samedi les autorités belges. Le respect des embargos sur les ventes d'armes sera l'un des sujets des discussions des ministres des Affaires étrangères de l'UE lundi à Bruxelles.
« Dès l'instant où il apparaîtrait que des armes n'ont pas, in fine, été utilisées à l'endroit ou dans le pays auquel elles étaient destinées, il y aura effectivement une réaction de la Région wallonne », a annoncé samedi le ministre président de la région Willy Borsus à la RTBF.
« Cela peut aller jusqu'à la suspension des licences d'armes déjà accordées, puisque c'est ce dont il est question », a-t-il précisé.
En Belgique, l'attribution de licences d'exportation aux fabricants d'armes ou d'équipements militaires est une compétence de l'exécutif des régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles). Une enquête publiée mercredi par le quotidien Le Soir a révélé que Ryad faisait usage d'armes et de technologies belges pour ses opérations au Yémen.
De l'autre côté de la frontière, la France assume ses ventes en tant qu'important fournisseur d'armes à l'Arabie Saoudite. Le président Emmanuel Macron a assuré avoir la « garantie » qu'elles « n'étaient pas utilisées contre des civils » dans la guerre au Yémen.